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 Stand by me... forever ♥ Eren & Zelda

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MessageSujet: Stand by me... forever ♥ Eren & Zelda   27th Avril 2012, 5:59 pm



❧ Stand by me, forever...

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-Des roses rouges s'il vous plaît. Mettez-m'en une douzaine.
Le vendeur en sélectionna quelques unes dans un énorme vase avant d'en faire un joli petit bouquet et de me les tendre. Je venais toujours acheter des fleurs ici, elles avaient une odeur caractéristique, pas quelque chose de superficielle, non, juste une odeur naturelle, enivrante, comme si elles venaient tout juste d'être cueillies dans un pré (mmmh, quoiqu'un pré de rose, en plein de cœur de Boston, c'est sans doute plutôt rare! Mais bon, passons!). Je repartais donc, mon bouquet dans les mains, en direction de notre appartement, où m'attendait Zelda. Elle m'avait appelé, plus tôt dans la journée, m'annonçant qu'on devait parler. On s'étaient disputés le matin-même pour une histoire de caleçons déchirés par Pringles, notre magnifique cocker et j'étais sorti de la salle de la cuisine dans laquelle je m'habillai en lançant que, de toute façon, si mes caleçons étaient déchirés, j'en mettrais pas, ce serait carrément plus simple et ça éviterait les disputes! Je m'apprêtais donc à partir sans caleçon quand elle me menaça de jeter Bobbie par la fenêtre si je n'en enfilais pas un immédiatement. Par devoir de sacrifice envers Bobbie, qui m'avait toujours écouté d'une oreille attentive lorsque je lui parlais pendant des heures et qui était un peu le deuxième mec de la maison, je retournais dans la cuisine enfiler un caleçon. En traversant l'appart', je vis que les voisins me regardaient, de leur fenêtre. Je leur adressais un petit salut de la main auquel ils ne répondirent pas, préférant tourner la tête, avant d'aller -enfin!- enfiler ce fameux caleçon. Quelques minutes plus tard, j'étais prêt à partir et (seulement) en retard d'une demi-heure : un exploit! J'adressais un petit regard charmeur à Pringles qui me répondit par de petits jappements. Rassuré sur mon pouvoir de séduction, j'avais langé un baiser à Bobbie, ce magnifique Bonsaï, tiré la langue à Zelda qui avait son petit air mi-exaspéré, mi-amusé et j'étais sorti de l'appart'. J'avais plus de ¾ d'heure de retard! Cette micro-dispute ne m'avait pas alarmé plus que ça. C'était fréquent avec Zelda et on s'en amusait plus qu'autre chose. En plus, un article allait récemment paraitre dans le Vanity Fair, disant que les disputes, si elles étaient pour des choses futiles, augmentaient la tension sexuelle dans un couple... je ne pouvais tout de même pas laisser paraître un article comme ça sans avoir testé avant, ce serait vraiment indécents envers les lecteurs! Fier de mes bonnes résolutions, j'arrivais au pied de l'immeuble. Zelda voulait parler, nous allions parler! Je me suis toujours demandé si les autres couples avaient la même définition de mot parler et j'en étais venu à la conclusion que non, car les politiques parlaient beaucoup, mais certainement pas du sens où nous l'entendions avec Zelda! Fort de toutes ces réflexions, j'étais maintenant devant la porte et j'hésitais entre sonner en laissant juste le bouquet sur le pallier ou entrer dans l'appartement avec un grand « SURPRISE!! ». Mon âme romantique (ou poétique, au choix!) m'incita à choisir la première solution, ainsi je redescendais les marches, juste assez pour pouvoir voir son expression lorsqu'elle sortirait et verrais les roses. Je n'eus pas à attendre longtemps, mais quand elle sorti, je compris immédiatement que quelque chose n'allait pas. Elle avait les traits tirés, les yeux encore rouges d'avoir pleuré. Lorsqu'elle vit les roses, elle les prit, enfoui une partie du visage dedans et éclata en sanglots. Incapable de me retenir plus longtemps, je courrais jusqu'à elle et la prit dans mes bras. Je crois bien que c'était la première fois que je la prenais dans mes bras, de cette manière là, comme pour essayer d'effacer sa souffrance. Ma chemise fut vite trempée de larmes. Je m'écartais un peu de Zelda, prit son visage dans mes mains. Je vis dans ses yeux à quel point elle avait l'air perdue, terrifiée. Ça me faisait mal de la voir comme ça, très mal, beaucoup plus mal que je n'aurais pu l'imaginer. J'étais à cours de mots, à cours d'idées pour la réconforter. J'aurais donné n'importe quoi pour qu'elle arrête de pleurer, d'être si mal. Elle m'avait appelé pour parler, réellement, au sens où l'entend le commun des mortels. Je ne sais pas pourquoi, mais à ce moment là je sus qu'on allait devoir tout mettre à plat, que ce jeu que l'on jouait tous les deux allait devoir changer, que rien ne serait plus comme avant. Je n'étais plus sur que d'une chose, je ne voulais pas la perdre, je ne supporterais pas de la perdre...






Dernière édition par Eren K. Sheperd le 30th Avril 2012, 5:30 pm, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Stand by me... forever ♥ Eren & Zelda   28th Avril 2012, 10:21 pm



❧ DON'T WANNA DIE.

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Ne pleure pas Zelda. Tu n'as absolument pas le droit de pleurer. Une fois de plus, les larmes brouillaient ma vision. Mes sanglots revenus déchiraient le silence. Trahissaient l'insouciance qui régnait encore ici quelques instants plus tôt. Lorsque j'avais franchis le pas de la porte, tout s'était envolé, d'un seul coup. Pouf. Les rêves et les divagations, les disputes, les réconciliations. Nos âmes d'enfants et d'innocents. Tout ceci était finit, révolu. Désormais, il faudrait être adultes. Ces jeux ne pouvaient plus continuer. La réalité venait de nous frapper. C'était plus impressionnant que de tomber du haut d'un immeuble. On chute, on chute, sans savoir quand sera la fin. Est-ce que m'éclaterai sur le sol ? Il m'était difficile de penser le contraire. C'est dingue, à quel point la vie ne peut tenir qu'à peu. Peut-être que c'est couru pour certains d'avance. Que, dans le ciel, ils ont un quota de vies foutues à respecter. Pour ceux qui n'y arrivent pas tous seuls, ils s'en chargent eux même. C'était hallucinant. Pourtant, je m'étais toujours sentie différente, mais après, n'est-ce pas le cas de tout le monde ?

Il fallait absolument que j'appelle Eren. Je ne pouvais décemment pas lui dire par téléphone, mais je devais l'appeler pour lui dire de me rejoindre, de partir en pleine réunion de travail, de laisser ses employés, d'arrêter d'écrire un article. Il devait venir, maintenant, cela ne pouvait pas attendre. 17h tapantes. Voilà maintenant plus de quatre heures que ma vie et mes espérances avaient été démolies. Il faudrait renoncer à être mère. J'avais toujours eut la fibre maternelle pourtant. Eren trouverait bien une jolie petite femme après moi. Perdre Eren...Je ne voulais pas réellement y penser. Je n'étais parvenue à l'appeler, je lui avais simplement envoyé un texto disait " Il faut qu'un parle. "

La sonnerie retentis. Doucement, douloureusement, je me relevais du canapé, où j'y avais passé l'heure précédente. Avant d'ouvrir la porte, je passai le revers de ma main au coin de mes yeux afin d’essuyer le plus gros de mes larmes. Personne sur le palier. Mon regard baissa et tomba sur un énorme bouquets de roses rouges. Je le saisis, cela venait d'Eren. Cela ne pouvait venir que d'Eren. Me mordant fortement la lèvre, j'umais le parfum. Avant d'éclater en sanglots une nouvelle fois. Je sentis quelque chose de fort, de chaud m'entourer. Les bras d'Eren. Je m'accrochai à lui, comme jamais auparavant. Je ne saurai dire ce que je recherchais, c'était comme une bouée. Mes larmes ne cessaient de redoubler, jamais je n'en verrai la fin. « Je suis malade, Eren. » Pour moi, j'avais tout dit. Pour lui, il ne comprenait sans doute rien. Je continuais de pleurer, ça faisait presque mal. Je l'attirai dans l’appartement, pour éviter que les voisins s'en mêlent. D'une main tremblante, je lui tendis le papier des résultats d'analyses. Celui où était marqué " LEUCEMIE " en gros. Il n'y avait que cela pour moi, tout le reste avait disparu. Dans un soupir, je lançai : « Je ne veux pas mourir Eren, je ne veux pas... »

— — — — F o r e v e r ♧ Y o u n g — — — —

eren & zelda . « et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais. pour traîner dans un monde sans toi, sans espoir et sans regrets. et si tu n'existais pas, j'essaierais d'inventer l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour. .KICK ASS »

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MessageSujet: Re: Stand by me... forever ♥ Eren & Zelda   30th Avril 2012, 5:14 pm



❧ Stand by me, forever...

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« Je suis malade, Eren. » J'étais sur le point de complètement m'effondrer, seul le cœur de Zelda battant si proche du mien m'en empêcha. Malade... comment ça malade? Elle avait pas l'air malade, ça devait être une erreur, rien qu'une grossière erreur... oui, définitivement, ça ne pouvait être que ça! Elle m'attira à sa suite dans l'appartement alors que j'essayais désespérément de me convaincre que tout cela était faux, que ce n'était qu'une illusion, ça ne pouvait pas nous arriver, pas à nous, pas comme ça, c'était totalement inconcevable. Mais mes espoirs furent emportés loin, très loin lorsqu'elle me tandis un papier, le papier ou était écrit en gros le mot LEUCEMIE, comme pour bien me prouver que ces moments-là n'existaient pas que dans les films, que notre vie pouvait s'arrêter à n'importe quel moment, comme d'un claquement de doigts, sans même nous laisser le temps d'en prendre réellement conscience. Seules les paroles de Zelda réussirent à me sortir de l'état d'hébétude totale dans laquelle j'étais plongée depuis qu'elle m'avait annoncé la nouvelle. « Je ne veux pas mourir Eren, je ne veux pas... » Moi non plus, bien sur, je ne voulais pas qu'elle meurt. Depuis que j'étais avec elle, je ne m'étais pas une seule seconde imaginé sans elle. D'un coup, je me sentais comme perdu... comme si j'étais sur le point de perdre une des seules chose qui donnait un sens à ma vie! Mais elle ne pouvait pas mourir, c'était totalement impossible, rien qu'une erreur des médecins, ça peut arriver.
Je lâchai Zelda, sans doute un peu brusquement, avant de me jeter sur le fameux papier qui venait d'arrêter ma vie et je le déchirai en tout petits morceaux. J'y prenais un plaisir pervers, comme si je détruisais les seules preuves de ce qui aurait pu arrêter nos vies. Désormais, il n'y avait plus aucune trace de la maladie de Zelda, comme si celle-là n'avais jamais existée ou n'était qu'un mauvais rêve, vite dissipé. Malheureusement, ça ne marchait pas comme ça. L'appartement était tel que lorsque je l'avais quitté, mais quelque chose s'était définitivement envolé. La légèreté, peut-être. Ça ne pouvait pas se finir par un simple nom barbare sur une feuille ou par un sourire condescendant d'un type qui se prétendait médecin... ça ne pouvait pas finir comme pour mon père. Car je savais que je ne le supporterais pas. J'avais été dévasté par la mort de mon père... mais qu'en serait-il si il arrivait la même chose à Zelda? Je l'avais certainement toujours su, mais cette évidence me revenait à cet instant telle un boomrang : je n'avais jamais autant aimé quelqu'un que Zelda. Ça me fit l'effet d'une baffe, en pleine figure, mais ça n'avait jamais été aussi vrai que maintenant. Et si elle venait à mourir, j'en crèverais, littéralement, à petit feu, mais surement! J'en avais marre de ne rien pouvoir faire, d'être totalement impuissant face à quelque chose qui me dépassais complètement, qui nous dépassait complètement...
Les assiettes qui traînaient bien sagement sur la table de la cuisine furent les premières à subir ma colère. Elles volèrent l'espace d'un instant dans la pièce, avant de s'écraser contre le mur, dans un fracas épouvantable. J'entendis Zelda pousser un petit cri épouvanté dans mon dos. Ça ne suffit pas pour autant à atténuer ma colère, ce fut même plutôt l'inverse. J'avais envie de tout détruire, de tout casser, de ne rien laisser, de montrer à la face du monde à quel point j'avais besoin d'elle et que c'était inconcevable de penser à me l'arracher. Les verres furent mes prochaines victimes. Je les envoyai un par un valser sur la télé, comme si ça allait changer quelque chose! La table y passa également et le magnifique parquet en chêne massif que j'aimais tant fut bientôt enfoncé à tous les endroits où il avait été percuté par les chaises. Enfin, je fracassais le pot dans lequel était planté Bobbie contre la porte de notre chambre d'amis, qui céda sous son poids. J'allais m'attaquer à toute la panoplie de couverts, lorsque je sentis une mains sur mon épaules. C'était Zelda. Elle me regardait avec un tel air d'incompréhension que je revins instantanément à la réalité, me demandant ce qui m'avait tout d'un coup poussé à un tel déchainement. J'étais en train de tout détruire, de me demander ce que je deviendrais si Zelda venait à disparaître, mais je n'essayais même pas de rassurer la femme que j'aimais, préférant lui offrir un spectacle horrible, dont elle se souviendrait toute sa vie et qui ne faisait qu'alourdir sa peine. Je me détestais d'avoir été si égoïste, de n'avoir pensé qu'à moi alors que c'était précisément elle qui avait besoin d'être soutenue. Je la pris dans mes bras, la serrant si fort que j'avais moi-même du mal à respirer, mais j'avais besoin de sentir son odeur, de m'en imprégner pour ne jamais l'oublier. Je la reposais sur le sol, sans toutefois la lâcher et son visage dans mes mains, lui murmurais : « On va y arriver Zelda, tous les deux... Je sais que tu peux le faire, qu'on peut le faire... ». Je séchais ses larmes avec mon pouce. Je sentais que si ça ne s'arrêtait pas bientôt, j'allais moi aussi me mettre à pleurer. « Tu sais Zelda, t'es la personne la plus merveilleuse que je connaisse... » C'était mal partit. Son regard avait changé. Je ne savais plus si c'était réellement une bonne idée de continuer, mais j'avais commencé et je sentais bien que tant que je ne les aurais pas dites, ces paroles me hanteraient toujours. « ... je t'aime, Zelda... »Voilà, c'était fait. Je venais de briser l'accord tacite qui m'avait jusque là empêché de prononcer ces mots, mais la situation était assez grave pour que je le fasse. Ça briserait peut-être quelque chose entre nous, une certaine part d'insouciance sans doute, mais je sentais qu'il fallait que je lui dise, là, tout de suite, maintenant, pour le meilleur et pour le pire...

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MessageSujet: Re: Stand by me... forever ♥ Eren & Zelda   8th Mai 2012, 9:15 pm



❧ DON'T WANNA DIE.

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Je ne savais plus quoi penser. Comment fallait-il que je réagisse ? Comment fallait-il qu'il réagisse ? On ne m'avait pas donner de mode d'emploi à la sortie de l'hôpital. Comment annoncer à son conjoint une leucémie ? Comment ne pas briser son couple par la maladie ? Non, on ne m'avait rien dit de tout ça. Juste d'être forte, c'est tout. Étions-nous un véritable couple ? Après tout, c'était un mariage arrangé, n'est-ce pas Eren. Pour son père, pour Monsieur Sheperd que nous avions fait tout ça. Monsieur Sheperd qui avait eut la même maladie que moi, qui en était décédé. Ce n'était pas si rassurant que cela maintenant réflexions faite. Allais-je terminer comme son père ? Non, je ne voulais pas quitter Eren. Je ne voulais pas le voir pleurer, sur mon lit de mort. Je voulais un avenir. Il serait peut-être médiocre mais ce ne serait pas une tombe garnie de quelques fleurs. Je ne voudrai pas qu'après ma mort, Eren en aime une autre. Je n'avais pas la moindre idée de ses sentiments à mon égard, c'était égoïste, je le savais. Mais c'était mon Eren Sheperd. J'avais beau n'être vu que comme Madame Sheperd, la femme du grand journaliste de mode, mais c'était ainsi. Les trois quarts des femmes qui enviaient ma position ne savaient absolument rien de lui, de nous. Elles ne voyaient que l'argent, la beauté, le luxe. Elles ne voyaient qu'en lui un bon amant - bien que je puisse confirmer cette rumeur - même les engueulades paraissaient douces à leur yeux. Je n'étais pas spécialement habituée à la célébrité, je ne recherchais pas ça non plus, ce n'était pas réellement agréable d'être cataloguée. Mais jamais je n'aurai quitté Eren, pour rien au monde. Et puisqu'il était l'objet de toutes les convoitises, soit, je serai la femme d'un sextoy.

Un grand bruit me fit sortir de mes pensées. Eren venait de réaliser. Du moins, il venait de comprendre ce que cela signifiait. Devant l'expression de son visage, je ne savais comment réagir. Pleurer, le prendre dans mes bras ? Lui dire que tout allait bien se passer et que ça allait rentrer dans l'ordre ? Comment persuader quelqu'un de quelque chose dont on n'est absolument pas convaincus ? Les assiettes, puis la table, les verres et les couverts. Tout était sans dessus dessous.

« Eren ! Ce sont les assiettes de ma grand-mère ! »


A vrai dire, j'en avais rien à foutre d'où provenait ces foutues assiettes. Qu'elles soient de porcelaine ou d'Ikéa, ce n'était qu'un prétexte. Un prétexte pour me rattacher à quelque chose de futile. Pour montrer que tout n'était pas perdu. Que ce n'était peut-être pas la fin après tout. Je ne l'avais jamais vu dans un texte accès de colère, il me faisait presque peur. Il n'avait jamais été impressionnant à mes yeux, grand certes, mais pas impressionnant. Là, si. Sa mâchoire carrée, ses lèvres déformées par la colère, la rage. Ses hurlements. Une larme de peur coula le long de ma joue, je refermais mon gilet parme. Allait-il retourner sa haine contre moi ? J'en venais même pas à me poser cette question. Soudain, son visage se métamorphosa. J'eus presque cru qu'il allait pleurer, autant que moi je pleurais à présent. Il s’avança vers moi, me pris fermement contre lui. Sa chaleur, elle me rassurait. Elle était protectrice, le père que je n'avais jamais réellement eu. C'était entre autre pourquoi j'aimais Eren. Oui, j'aimais Eren. Il me dit de me calmer, que nous allions y arriver, sortir la tête de l'eau. Il m'y l'accent sur le "on" ce qui fit trembler tout mon être. La personne la plus merveilleuse qu'il connaisse ? Il exagérait toujours. Je ne disais rien, je restais là, presque suspendue dans les airs par cet homme qui pouvait me tenir que d'une main. Il était le chêne, j'étais le roseau. Nous plions mais ne cassons jamais. Mes muscles se crispaient à l'écoute d'une seule phrase. « Je t'aime Zelda...» qu-qu-quoi ?! Je me détachais de lui, voulant presque le frapper.

« Comment oses-tu dire ça ?! Alors que je suis malade, que je n'ai absolument la moindre chance de survivre à ce putain de cancer ! Tu me dis que tu m'aimes pas dépit ? Par pitié ? Comment oses-tu ? On a joué les hypocrites pendant un an et tu me dis ça maintenant ? Comment veux-tu que j'arrive à te quitter ? Sans amour, c'était beaucoup plus simple. Tu n'as pas idée de ce que ça représente pour moi. C'était comme ça depuis le début ? Pourquoi est-ce que tu m'as assuré que tu ne m'aimais pas avant que l'on se marie ? C'est dur de ce convaincre qu'on est mariée avec quelqu'un qui n'a absolument rien à foutre de notre gueule tu sais, Eren. »


Ma gorge me brûlait, les larmes se succédaient les unes après les autres sur mes joues. Toutes plus chaudes. Mes émotions croisaient mes nerfs en feu, mes pensées étaient confuses, erronées. Tout était à refaire, à recommencer. Je l'aimais et je le détestais en même temps. Je l'aimais de me dire ça, je le détestais des conséquences que cela aurait certainement. Je me relevais des marches menant à l'étage, me jetait contre lui sans retenu. Je voulais sentir son corps contre moi, son odeur, tout. Ses cheveux, sa peau. Je voulais qu'il me touche. Prouver que nous étions pas réels tous les deux, que tout cela ne pouvait pas se terminer par un seul mot sur une feuille. Feuille qu'il avait réduite en morceaux, j'en aurai fait autant. Mes larmes redoublèrent.

« Quand tu m'as dit bonjour à Haiti, avec ton air supérieur. Quand nous nous sommes dit au revoir à l'aéroport, un mois après. Notre vole pour Boston. Lorsque tu m'as ramenée chez toi boire un verre. La première fois que nous avons fait l'amour. Quand on s'est installés ensemble. Ta médiocre demande en mariage. Le salon et ton putain de prêtre à claquettes. Le mariage et la nuit de noces. Quand tu fous le bordel dans l'appart, que tu prends toute la couette, que tu sens mauvais après être allé courir, que tu manges toujours ce que je fais alors que je suis entrain de cuisiner. Tes pompes dégueulasses. Tes yeux, ton rire, tes lèvres, ton humour, ta dévotion, ton charisme, tes baisers. Je t'aime aussi, imbécile ! »

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MessageSujet: Re: Stand by me... forever ♥ Eren & Zelda   29th Mai 2012, 6:54 pm



❧ Stand by me... forever
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Mais sincèrement, qu'est ce que j'en avais à foutre que ce soit les assiettes de sa grand-mère? On était là, en plein naufrage, et tout ce qui lui importait c'était ces putain d'assiette? J'en pouvais plus, j'allais exploser! Et puis comme ça, d'un coup, c'était sortit, je lui avais dit que je l'aimais. J'avais l'impression que cette révélation faisait désormais barrage entre-nous... et la réaction de Zelda ne fut pas exactement celle à laquelle je m'attendais. Elle s'écarta brusquement de moi pour me jeter à la figure que je l'aimais par dépit, par pitié. Que continuer de jouer les hypocrites aurait été tellement plus simple et que je venais de tout gâcher. Qu'elle ne pourrait plus me quitter maintenant. Qu'elle se demandait pourquoi je lui avais pas dit depuis le début, avant même le mariage parce que c'était très dur de vivre avec quelqu'un qui n'en avait rien à faire de votre gueule. Je me pris tout ça dans la figure comme une claque monumentale, le genre de claque qui vous envoie à l'autre bout de la pièce et qui vous dissuade de vous relever pour le restant de vos jours. Elle avait raison, j'avais été horrible! Un pauvre petit gosse de riche égocentrique incapable de rendre quelqu'un heureux. J'avais envie de me terrer dans un trou, trop honteux pour en ressortir un jour. Les larmes ruisselaient maintenant librement sur les joues de Zelda. Je voulais les arrêter, la serrer dans mes bras, qu'on soit juste tous les deux, seul au monde, au moins l'espace d'un instant. Finalement, avant même que j'ai pu esquisser un geste, c'est elle qui se jeta sur moi. Elle était si proche de moi que ça me donnait le tournis. J'enfouis ma tête dans ses cheveux. Je respirais son parfum et je me disais que Zelda ne pourrait jamais mourir, c'était impossible. J'étais trop imprégné de son odeur, de ses mouvements, de ses manies, de sa voix, de son regards... d'elle, tout simplement. Et puis, alors que je sentais les larmes me monter doucement mais surement aux yeux, elle dit la chose la plus géniale, la plus extraordinaire que j'ai jamais entendue : « Je t'aime ». J'avais envie de danser avec elle, de la serrer très fort dans mes bras, de l'embrasser dans l'espace, de continuer à m'imprégner d'elle, pour l'éternité. Je ne savais pas -plus- quoi dire, je ne trouvais pas les mots, ou alors ils ne suffisaient pas. Je réussi seulement à articuler : « Tu trouve vraiment que je sens mauvais après être allé courir? » En un regard, je sus que je venais de briser l'instant. J'avais envie de me donner des baffes, de me jeter par la fenêtre, de sauter du 597ème étage d'un immeuble. Mais putain, qu'est ce que je pouvais être con! Zelda me regardais maintenant d'un air effaré. « Me regarde pas comme ça, tu sais bien que je t'aime... c'est juste que je savais pas quoi dire! ». La mine dubitative qu'elle me tirait se transforma en un sourire mi-sérieux, mi-amusé. Et elle avait raison de se foutre de nous. On était là, comme deux cons, à s'aimer... c'était bien beau mais ça nous avançait pas à grand chose. On se rapprochait dangereusement du pathétique là. Je ne voulais pas devenir le couple moyen, qui rentre bien dans le rang, ce couple dans lequel tu te dis « je t'aime » dès que tu te quittes cinq secondes, qui a pour seule ambition d'acheter une maison de banlieue avec une piscine en plastique pour les 2,4 gosses qu'ils auront... Non, je ne voulais de cette vie toute programmée. Je voulais aimer Zelda à ma façon, comme je l'avais toujours fait. Je voulais continuer de la surprendre par autre chose qu'une prime de quelque dollars... mais la maladie de Zelda venait tout remettre en cause. J'en avais marre de n'être qu'un pion dans ma propre vie. J'avais envie de tout casser. Au lieu de ça j'ai pris Zelda dans mes bras, je l'ai sur mon épaule et je me suis mis à courir dans l'appart' avec des cris de sioux. Au début, je la sentais se débattre, sans doute en train de me crier de la lâcher, que c'était sérieux cette fois, mais j'étais tellement parti dans ma folie que c'était comme si je ne l'entendais plus. Et au bout de quelques secondes, elle arrêta de lutter et se mit à rire avec moi. On était là comme des cons à rire comme des déments, comme si rien de ce qui venait de se passer n'était réellement arrivé. Deux gosses.



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MessageSujet: Re: Stand by me... forever ♥ Eren & Zelda   17th Juin 2012, 9:08 pm

    C'était comme si le monde s'était arrêté, comme si toute la vie s'était stoppée en un instant. Je ne savais pas quoi faire, j'étais comme pétrifiée, pétrifiée par mes actes, par ce qui venait de ce passer. Je venais de révélé ma maladie à mon mari, Eren, je venais de lui dire que je l'amais. Oui, étrange non ? Nous étions mariés depuis un an déjà, nous vivions ensemble, mais jamais, à aucun moment de notre vie commune nous nous étions dit " je t'aime. " Cependant, cet après-midi là, je l'avais lâché là. Ce n'était pas un " je t'aime " classique, pas un avec des étoiles dans les yeux, le regard timides, les mains jointes. Non, je l'avais crié, je l'avais crié comme je le pensais, plus je le disais fort, plus je le sentais en moi. Je n'avais jamais été romantique, étrange chose pour une jeune femme de mon âge. C'était sans doute ce qui avait causé ma perte dans mes jadis relations, je n'avais que très peu de réactions quant aux marques d'attention, cela m'ennuyait au plus haut point. J'aimais l'audace, l'originalité, je ne supportais pas d'être enfermée dans cette espèce de bulle, devoir être dans la norme comme un couple dit 'normal'. Je n'ai jamais voulue être normale et je ne l'ai jamais été. Eren a su parfaitement me satisfaire sur ce point là. Dès les premières paroles que nous nous sommes adressées à Haiti, dès que nous avions commencé à se fréquenter. C'était le seul à me faire ressentir ça. Lorsque nous avions du nous rendre à Paris pour son travail et que j'avais du quitter un stage qui m'avait beaucoup plu, il savait que je ne voulais pas y aller, il m'avait réveillée à l'hôtel en pleine nuit, j'étais encore totalement endormie. Il m'avait habillé et nous étions sortis. A quatre heures du matin, nous étions allés courir, rire sur le Trocadero. C'était ça ma relation avec lui.

    Je sortis de mes songeries lorsque j'aperçus les larmes ruisselant sur les joues de mon mari. Je me sentis soudain mal. Eren Sheperd était imposant, c'était Monsieur Sheperd, celui dont toutes les femmes me disaient de me méfier, le briseur de coeurs, le coureur de jupons. C'était le journaliste, à l'affut de chaque informations, passionné par son travail. Dur et rigoureux. Celui qui pouvait me soulever d'un bras comme si je ne pesais que le poids d'une plume. Eren n'avait jamais pleuré devant moi, il n'avait pas pleuré à l’enterrement de son père. Je n'avais vu qu'une seule de ses larmes – hormis quand je lui foutais un coup de pied dans les boules parce qu'il prenait toute la couette - c'était un soir où il avait eut un appel de sa mère. Une toute petite larmes, légère et éphémère qu'il s'était prestement dépêché d'essuyer, afin de ne pas casser le mythe de l'homme fort. Je ne pouvais expliquer comment, ni pourquoi cela provoquait autant de douleur chez moi. Tout s'était alors effacé, la maladie, la fureur d'amour que j'avais ressentis il y a de ça quelques instants. Ce qui m'importait c'était lui. Je restais là, totalement pétrifiée et incapable de réagir d'une façon appropriée. J'étais totalement hypnotisée par son regard, ces prunelles là. Je le pris simplement dans mes bras, parfois, les gestes valent mieux que les mots et c'était actuellement le cas. Il avait toujours sentis divinement bon, pour moi, Eren ne portait pas de parfum, il était né de cette façon. Je passais ma main dans ses cheveux pour glisses mes doigts sur son cou, juste au début de sa veste. J'adorais sa peau, plus que tout. Ses yeux, sa voix étaient les deux choses les plus belles au monde. Mais sa peau restait de loin ma préférée. Après quelques instants passées l'un accroché à l'autre, je relevais la tête. Nous étions encore tous deux sous le choc de ce qui venait de se déroulé. Il sortit cette phrase, qui resterait sans doute encore longtemps dans mon esprit. Sentait-il véritablement la sueur après le jogging ? Le Eren dur et robuste était parti. Mon Eren était revenu. Aussi exaspérant soit-il. Je vis soudain une trace de remords sur son visage, je ne pu contenir un sourire amusé. Il me redit alors qu'il m'aimait. J'acquiecais. Un silence s'installa. Silence qui ne dura que l'espace d'un instant, il me pris dans ses bras et me posa sur son épaule. Là, je n'avais absolument rien vu venir. J'étais à présent suspendu dans les airs, il était grand, j'en avais presque le vertige. Je me débattais, hurlait de toutes mes forces pour qu'il me relâche. Rien n'y fit. Je déposai les armes et me mit à rire de bon coeur. Il me posait enfin sur le lit, dans la chambre. Essoufflée et ayant les larmes aux yeux d'avoir tant rit, je m'assis, prenant ses mains dans les miennes.

    « Eren, soyons sérieux pour un moment. » je passais une de mes mains sans ses cheveux et approchai son visage du mien avant de reprendre. « promets moi que demain, lorsque nous nous réveillerons, nous n'aurons pas à nous poser la question de savoir où nous en sommes, de quoi sera fait le lendemain. Je ne veux pas de ça pour nous, je ne veux pas que nous ayons toujours besoin de tout planifié. Emmène moi à Paris sans que je ne le veuille, fais moi tourner la tête. Promets moi que nous resterons comme avant. Je ne veux pas être un couple habituel. Je veux être nous. »

    Et je l'ai embrassé, comme jamais je ne l'avais fait auparavant. Ses lèvres étaient fraiches, les miennes en feu. J'étais assoiffée. Je lui mordis les lèvres, je devais laissé une trace sur lui. Comme il en avait d'ores et déjà laissé une sur moi.

— — — — F o r e v e r ♧ Y o u n g — — — —

eren & zelda . « et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais. pour traîner dans un monde sans toi, sans espoir et sans regrets. et si tu n'existais pas, j'essaierais d'inventer l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour. .KICK ASS »

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MessageSujet: Re: Stand by me... forever ♥ Eren & Zelda   25th Juin 2012, 5:27 pm

Elle voulait que tout redevienne comme avant, comme si rien n'avait changé... or, tout avait changé! Je ne savais pas si je pouvais lui promettre une telle chose, je ne savais même pas si j'en serais capable. Et je n'avais pas envie de faire illusion. Plus maintenant. En moins d'une heure, tout avait changé. Avec Zelda, je m'étais toujours dit qu'on avait le temps. Le temps de s'amuser, d'être jeunes, de profiter de la vie. Le temps de repousser les choses sérieuses pour plus tard, de ne se soucier de rien, de vivre au jour le jour. Je crois qu'en réalité je pensais que notre mariage prendrait tout son sens lorsque nous serions deux vieux croûtons au fond de fauteuils roulants et que nos petits-enfants nous feraient pleins de jolis dessins de maisons que nous accrocherions sur notre frigo et que nous regarderions pendant des heures en s'extasiant. Bref, quand nous serions devenus deux gâteux. Mais depuis qu'elle m'avait annoncé sa maladie, j'avais l'impression que le temps filait, sans que je ne puisse y changer quoi que se soit. Et j'avais peur. Oui, c'était même carrément ça : je flippais à mort. Alors effectivement, j'étais d'accord pour que l'on continue la même relation que l'on avait depuis le début, mais en même temps, je voulais être là pour la regarder se réveiller le matin, être là pour la voir se mordiller la lèvre quand elle était hésitante, être là quand elle se promène dans l'appart' simplement vêtue d'une de mes chemises... je voulais qu'on soit ensemble, tout simplement, sans prises de tête. Mais il y aurait toujours nos amants pour créer un fossé entre nous, nous empêchant d'être pleinement ensemble. En fait, je me rendais compte que je la voulais pour moi tout seul. Je supportais mal l'idée qu'un autre caresse sa peau, voit le petit grain de beauté qu'elle avait sur la fesse droite ou même ne partage son lit. C'était peut-être égoïste ou tout ce que vous voudrez, mais c'était comme ça. Le problème c'est que c'est moi qui avait eu l'idée de la relation libre, moi qui lui avait dit que comme ça elle resterait quand même libre de faire ce qu'elle voulait, moi qui lui avait dit que de toute façon ce mariage c'était que du flan... C'était moi qui lui avait menti, dès le début. Je n'avais plus qu'a assumer maintenant. Et puis soudain, assise sur le lit, elle m'attira vers elle et m'embrassa comme jamais auparavant, comme si elle voulait laisser une trace indélébile de ce baiser dans ma mémoire. Pour l'éternité. Et pour parfaire tout ça, elle me mordit la lèvre, laissant une marque bien réelle d'elle sur ma peau. On était bien, là, tous les deux, à s'aimer sur le bord d'un lit. Mais je savais que, tôt ou tard, je devrais lui dire... pourquoi pas maintenant?
- Zelda, t'as couché avec combien de mecs ces derniers temps.
Oh mais putain Eren, quel tact! Visiblement, moi et le romantisme, ça ferait toujours deux. C'était définitif. Aussitôt, Zelda s'écarta de moi. De façon imperceptible, mais je compris que je venais de briser quelque chose. Comme elle n'avait pas l'air de répondre, je me lançais :
- Non, parce que t'inquiète pas, j'fais pas une liste de tous tes amants pour les inviter à ton prochain anniversaire hein, c'est juste que... que ça fait presque un an qu'il n'y a que toi. Que toi, et personne d'autre et...
Elle me regardait avec des yeux ronds, comme si elle était sur le point de faire une attaque cardiaque.
- Bon, OK, j'avoue, c'est sans compter Sulky, le chien de la voisine, mais ça ça compte pas!
Elle pouffa, doucement, comme elle le faisait. Avec classe -si, si, on peut pouffer avec classe!-
- Non, mais sérieusement, je sais qu'on est en relation libre, mais je sais pas, coucher avec une autre ça me donne l'impression de te trahir...
Oulah, ça commençait à devenir une discussion beaucoup trop sérieuse pour nous. On était pas habitué et on avait toutes les chances de faire un arrêt cardiaque si ça s'arrêtait pas immédiatement.
- Mais t'inquiète pas un, j'suis pas en train de te demander à ce que l'on se fasse un plan à quatre, hein, c'est juste que...

D'un coup, je ne trouvais plus les mots. Je m'embourbais dans un semblant d'explication qui me donnait l'impression de me prendre une vitre en pleine face. Je le sentais mal. J'avais peur que Zelda me trouve trop possessif, trop protecteur, trop tout. Mais contre toute attente, elle s'avança et m'embrassa encore, avec cette passion toute nouvelle qui nous animait, en ce début de soirée.


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MessageSujet: Re: Stand by me... forever ♥ Eren & Zelda   4th Juillet 2012, 11:07 am

    J'étais cramponnée à lui. Cramponnée comme si j'avais peur qu'il me lâche, du moins, que quelque chose nous sépare. La maladie ? Pas seulement, comme si tout pouvait me l'enlever. Je voulais que l'on reste comme nous étions et si je me disais que rien n'avait changé, tout resterait fixé, comme avant la maladie. Il n'en était rien. L'annonce de cette maladie aurait pu briser notre relation, notre mariage, on aurait pu repartir chacun de son côté comme si rien ne s'était passé durant cette année. Pas par lâcheté des deux camps, mais à l'usure du quotidien. Je ne savais pas ce qu'allait représenter ma maladie, je ne voulais pas y penser mais il était certain que j'allais être ralentie. Des tâches seront de plus en plus difficiles à accomplir, je ne me voyais pas demander à Eren de m'ouvrir une bouteille d'eau, il était hors de question que je renonce à aller une fois par an en France pour faire du ski – aussi idiot que cela puisse paraitre – mais c'était sans doute inévitable.

    Jamais un de mes couples n'avait duré aussi longtemps qu'avec Eren. Et au jour d'aujourd'hui, je ne me voyais pas avec quelqu'un d'autre qu'Eren. Il était clair que j'avais du mal à visualiser notre avenir, j'ignorais si nous aurions des enfants ou non, si nous finirions grands-parents gâteaux ou si nous passerons le reste de nos jours à Las Vegas. C'était sans doute pour ça que je ne savais pas comment agir, c'était pour ça que j'avais aussi tenu à ce que notre relation soit libre, j'étais ainsi 'rassurée'. Je pensais que cela me donnerait une part de liberté mais je n'en avais pratiquement pas 'profité'. Je me sentais comme rattachée à Eren et c'était totalement voulu et consenti.

    A cours d'air, je fus contrainte de rompre le baiser. Cela faisait une éternité que nous nous n'étions embrassé de la sorte, que nous n'avions pas "assumé''. Depuis notre mariage, nous nous cachions en quelque sorte. Il me fallait énormément de courage pour l'embrasser le matin en partant, de le serrer dans mes bras sur le canapé le soir. Qu'est-ce que cela nous prouvait ? Qu'ainsi, nous ne nous attachions pas ? Bêtises. Et je venais de le comprendre à l'instant. Nos doigts se resserraient dans le noir le soir, je posais ma tête sur son épaule à table, c'étaient des signes qui ne trompaient pas. Un large et franc sourire s'étira sur mes lèvres, je pris sa main dans la mienne et la serrais tellement fort que j'étais sûr et certaine que je pouvais lui briser les os. ( ou pas. )

    « Zelda, t'as couché avec combien de mecs ces derniers temps ? » Demanda t-il.

    C'était la douche froide. Comment ? Pourquoi posait-il cette question, là, maintenant. Après un baiser tel que celui là. Je restais de marbre. Attendait-il réellement une réponse ? Je ne savais pas quoi répondre. C'était Eren, je l'aimais ainsi, mais là...Je m'écartais de lieu, d'à peine quelques centimètres mais assez pour ne plus avoir de contact physique avec lui.

    « Non, parce que t'inquiète pas, j'fais pas une liste de tous tes amants pour les inviter à ton prochain anniversaire hein, c'est juste que... que ça fait presque un an qu'il n'y a que toi. Que toi, et personne d'autre et... »


    Au début, je souris, puis mon visage s'assombrit. " Il n'y a que toi. " Ces mots résonnèrent dans ma tête. Il m'avait prise au dépourvu, j'étais déstabilisée. Ca faisait beaucoup dans la même soirée, beaucoup trop de révélations, de déclarations.

    « Bon, OK, j'avoue, c'est sans compter Sulky, le chien de la voisine, mais ça ça compte pas ! »

    C'est fou ce que je l'aimais. Il était toujours capable de sortir quelque chose de complétement débile même dans les situations les plus critiques. Je pensais qu'avec quelqu'un d'autre que lui, je n'aurais pas apprécié cette note d'humour. Ou peut-être qu'il était sincère après tout...

    « Mais t'inquiète pas un, j'suis pas en train de te demander à ce que l'on se fasse un plan à quatre, hein, c'est juste que...»

    C'était adorable, cependant, je me sentais de plus en plus mal à l'aise. Au début de notre couple, j'avais réellement suivit le terme " relation libre ". J'étais sans issue à présent, je savais que j'étais incapable de lui mentir. Mais à l'instant présent, il était hésitant, presque apeuré. Je pris son visage entre mes mains et l'embrassa tendrement. Je m'assis dans tailleur sur le lit.

    « Eh bien...Je vais être sérieuse Eren...Tu étais bien d'accord que nous étions – j'ai bien dit étions – en relation libre...J'ai vu d'autres hommes certes, durant les premiers mois et j'ai très vite arrêté. C'était seulement les soirs où je pensais que tu allais le faire avec quelqu'un d'autre ou...je sais pas, j'étais énervée. J'ai regretté à chaque fois à vrai dire. »
    Dis-je, les yeux baissés.

    Je me mordis la lèvre, hésitante. Je me relevai, cette fois décidée , je marchais jusqu'à la cuisine pour prendre une bouteille de vin et deux verres. Je revins sur le lit et ouvris la bouteille, remplis les deux verres et en tendis un à Eren.

    « On va peut-être arrêter de se mentir au bout d'un moment, non ? On va tout recommencer, et on aura besoin d'une bouteille...voir deux. »

    Le voyant perplexe, je commençai. Je lui pris la main et lui serrai la main ;

    « Bonjour, je m'appelle Zelda Koneradt, enchantée. J'ai 23 ans, je suis née à Momobossa, au Keyna...En fait c'est à la limite de la Tanzanie...Enfin on s'en fout. C'est une des plus grandes villes du Keyna, juste celle après la capitale. J'ai été adoptée à l'âge de...un an par un couple de Britannique avec un autre garçon de trois ans...voilà voilà...J'ai vécu pendant un moment à Liverpool – c'pour ça que j'ai un accent anglais et que je tiens absolument à le garder – et j'ai déménagé en Nouvelle-Zélande..rien de très passionnant. »

    Ca s'était pour la partie prude.

    « Choses de tu ignores à présent...Eh..Comment dire...J'ai fait le service militaire euhm, je l'ai fait longtemps, j'ai beaucoup pratiqué, j'ai fait parti d'un truc genre NCIS, mais j'ai arrêté...Ce qui veut dire que je peux te casser les rotules en un rien de temps. »


    Je me tus, trop gênée par cet aveu, je me blottis contre lui. Il y avait tant de choses qu'il ignorait, mais je ne me sentais pas prête à lui relever. Mon frère et le reste. Je venais d'apprendre ma maladie, je voulais juste être avec lui, contre lui.


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MessageSujet: Re: Stand by me... forever ♥ Eren & Zelda   2nd Août 2012, 7:46 pm

« Eh bien...Je vais être sérieuse Eren...Tu étais bien d'accord que nous étions – j'ai bien dit étions – en relation libre...J'ai vu d'autres hommes certes, durant les premiers mois et j'ai très vite arrêté. C'était seulement les soirs où je pensais que tu allais le faire avec quelqu'un d'autre ou...je sais pas, j'étais énervée. J'ai regretté à chaque fois à vrai dire. »
J'avais envie de la prendre dans mes bras, de la serrer fort, très fort contre moi. Incapable de cacher cette vague de bonheur soudain, je lui ai souris comme un débile. Et puis elle est partie dans la cuisine, nous laissant, moi et mon sourire débile. Revenant avec une bouteille de vin et deux verres, elle m'a fait :
« On va peut-être arrêter de se mentir au bout d'un moment, non ? On va tout recommencer, et on aura besoin d'une bouteille...voir deux. »
Je n'étais pas très sur que c'était la bonne solution. Je devais faire un air bizarre car elle a enchaîné en me prenant la main :
« Bonjour, je m'appelle Zelda Koneradt, enchantée. J'ai 23 ans, je suis née à Momobossa, au Keyna...En fait c'est à la limite de la Tanzanie...Enfin on s'en fout. C'est une des plus grandes villes du Keyna, juste celle après la capitale. J'ai été adoptée à l'âge de...un an par un couple de Britannique avec un autre garçon de trois ans...voilà voilà...J'ai vécu pendant un moment à Liverpool – c'pour ça que j'ai un accent anglais et que je tiens absolument à le garder – et j'ai déménagé en Nouvelle-Zélande..rien de très passionnant. »
Ah ouais, rien de très passionnant,moi je trouvais ça... intéressant. Enfin, tout ce qu'elle aurait pu dire à ce moment là m'aurait paru superbe. Rien que de la voir se mordre la lèvre quand elle hésitait ou encore sentir sa peau frémir quand elle avait peur de ce qu'elle allait dire, je trouvais ça absolument génial. Mais je n'étais pas certain que ça servait réellement à quelque chose. Parce que oui, elle allait me parler d'elle, me dire des choses que je savais déjà, m'en apprendre d'autres, mais une version soft, épurée de sa vie. Elle ne me livrerais jamais de cette manière les moments intimes de sa vie, ce qui comptait vraiment au final, mais également ce qui risquait de me faire le plus ou d'ouvrir des barrières qu'elles n'étaient pas prêtes à ouvrir. Zelda en avait conscience, j'en était sur, mais je crois que, ce soir, aucun de nous deux n'était prêt pour les grandes révélations. Pas après ce qu'elle venait de m'apprendre.
« Choses de tu ignores à présent...Eh..Comment dire...J'ai fait le service militaire euhm, je l'ai fait longtemps, j'ai beaucoup pratiqué, j'ai fait parti d'un truc genre NCIS, mais j'ai arrêté...Ce qui veut dire que je peux te casser les rotules en un rien de temps. »
Après avoir lâché cet aveu, elle est venue se blottir contre moi, se roulant en boule comme un chat. Zelda... au service militaire? J'avais beaucoup de mal à y croire, surtout vu comme elle était blottie contre moi à l'instant. Décidément, elle n'avait pas finit de me surprendre. Mais c'était ça avec Zelda, de jours en jours, je découvrais de nouvelles facettes encore insoupçonnées de sa personnalité... et j'adorais ça.
-Ouh, j'ai peur! lui ai-je soufflé avant de lui déposer un baiser sur le nez.
Le sourire qu'elle m'a rendu m'a littéralement fait fondre. C'était définitif, j'étais complètement accro à cette fille!
Et puis j'ai senti sa respiration se ralentir : elle dormait. Alors je l'ai serrée encore plus fort dans mes bras et j'ai fermé les yeux moi aussi. On était blottis l'un contre l'autre en plein milieu du lit. Là, tout contre Zelda, je me sentais bien, presque heureux. Physiquement, mais aussi émotionnellement, j'étais fatigué, et en moins d'une minute, je sombrais.

— — — — F o r e v e r ♧ Y o u n g — — — —


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